1er mai : Hendaye - Irun
"Combien de frontières faut-il traverser pour rentrer chez soi ?"
Théo Angelopoulos
"Je n’ai pas peur de la route,
Faudra voir, faut qu’on y goûte,
Des méandres au creux des reins,
Et tout ira bien.
Le vent nous portera (...)"
Noir désir. Le vent nous portera. Des visages des figures.
Le paysage du jour
La plage des deux jumeaux d’Hendaye bien sûr.

La rencontre du jour
Juanjo, l’hospitalero très cervantesque de mon premier albergue de peregrinos à Irun
L’aventure du jour
Le passage du Pont Saint-Jacques sur la Bidassoa, la frontière, un premier pas de géant, mine de rien.

Le détail insolite du jour
L’état d’extrême faiblesse ressenti dans mes jambes au sortir du train en gare d’Hendaye! Pas fière la fille !
La photo fleur bleue du jour

Le départ depuis l’arrivée/départ du GR10. Perpignan me semblait loin comme point de départ. J’ai donc choisi Hendaye (plutôt que Bayonne comme l’indique le guide de Rando Editions). Petite fille, le GR10 passait devant la maison familiale des Pyrénées Orientales et tous les randonneurs (l’étranger, celui qui marche, celui qui porte un fardeau mais qui a des étoiles dans les yeux), tous arrivaient d’Hendaye ou partaient pour Hendaye. L’Oméga et l’Alpha, la fin est le début ou le début, la fin ?
L’humeur du jour
Ahrgh ! Je suis malaaade ! complètement malaaade !
L’expression/le vocabulaire du jour
Sellar = Faire apposer le sello (cachet) de l’auberge, la ville,… sur la créanciale.
Le conseil pratique du jour
Arrivé dans Irun, pèlerin(e), précise bien ta demande : tu cherches l’albergue de peregrinos. A défaut, le ciutadano risque de t’envoyer sur l’albergue juvenil. Tu t’épargneras ainsi une bonne côte !
La sagesse du jour
« Il suffit de passer le Pont
C'est tout de suite l'aventure… » Georges Brassens.
Et de Théo Angelopoulos, dans le pas suspendu de la cigogne, encore :
"Ce sont les frontières qui rendent fou, les limites".