6 mai : Ziortzia - Gernika

Publié le par Mélanie

Vagabond, sache la dignité de l’acte vertical uniquement humain qu’est la marche. Se tenir debout n’appartient qu’à l’homme. Même les oiseux du ciel sont assis sur leurs pattes et couchés dans leurs ailes pour le vol.  
Lanza del Vasto - Principes et préceptes du retour à l'évidence.


Le paysage du jour

La silhouette du Monastère de Cenarruza que je ne découvre que ce matin ! Le seul monastère médiéval de Biskaia (car nous sommes entrées en Bizkaia hier).

 











Les rencontres et retrouvailles du jour

Retrouvailles avec Sylvette et Gérard à l’ermita Santiago où nous pique-niquons frugal (deux jours plus tôt, nous nous étions aperçus avant Deba, mais n’avions pas suivi le même itinéraire). Les drôles de chassées-croisés commencent, un autre balet, non plus avec l’océan mais entre pélerins. Je finis l’étape avec eux et laisse filer Silvia, qui a plus d’énergie. Nous nous retrouverons à Gernika où, faute d’albergue, nous partagerons une chambre à l’Hôtel Boliña (au troisième sans ascenseur !). Ici encore, merci Silvia de m’avoir économisé ce temps de recherche parfois long. Là, Silvia me présente Pilar, rencontrée à Orio : sympa petite Madame, à la voie très grave. Très lookée, elle porte une casquette arborant la flecha amarilla, un foulard de soie vert et bleu pour protéger des cicatrices et une genouillère. Elle semble souffrir pas mal et se donne du courage en fumant des cigarillos !





Apéro devant l’hôtel Boliña: voir assis à la même table des personnes si différentes,  un Jacques, danois d’adoption, très intériorisé, et un Gérard tout au contraire très méridionalement extraverti, par exemple. Voilà un surprenant effet du chemin !

Nous rencontrons enfin à l’hôtel, des bretons sympas en famille et avec voiture d’appui.

 

L’aventure du jour

Arrivant à Munitibar, en grande conversation avec Silvia et oubliant mes bonnes habitudes prises avec Iosu, nous saluons un homme d’une fraîche quarantaine d’années : - « Holà », - « Egunon !» répond-t-il fermement et pédagogiquement. Entendu ! En basque bonjour se dit Egunon.

 

Le détail insolite du jour

« Independentzia », la revendication est inscrite en caractères colorés sur un mur à l’entrée d’un hameau.

 

La photo fleur bleue du jour

Comment dit-on une biche en espagnol ? Bambi ! Claro.

 

L’humeur du jour

Emerveillement de voir à quel point les ressources de notre corps sont inouïes : Je peux marcher !

 

L’expression du jour

Euh, Egunon ?! Prononcer « Éounone ».

 

La sagesse du jour

Un soin ne se refuse pas : une tomate, la proposition de te chercher une chambre pour la nuit…

 

Le conseil pratique du jour

Pèlerin(e), au niveau d’Arratzu (avant Marmiz), sur les derniers kilomètres, restes éveillé(e), nous avons perdu les flèches, bien que les ayant cherchées attentivement. Rien de grave mais d’autres pélerins nous ont dit avoir mangé beaucoup d’asphalte ce jour-là.

 

Publicité

Publié dans Mi Camino dia a dia

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article