28 mai : San Juan - Salas
Le paysage du jour
San Salvador de Cornellana, monumental naufrage comme tant d'autres.
Les rencontres du jour
Antonio Tomàs, la cinquantaine, très avenant, fait office de voiture d'appui pour ses deux amis. Il sont originaires d'Alacant. Lui-même ne s'est pas senti de marcher, il sort d'un cancer. Il note tout ce qu'il estime être d'intérêt.
Nous discutons un brin devant le monastère alors que je cale et hésite sur la direction à suivre. Le curé arrive alors. Grande discussion sur l'éducation des jeunes.
Un autre Antonio (Francisco en fait) et son fils Alejandro, los Canarios. Antonio vient visiter l'albergue (la palme du succint) alors que je me repose et tarde à prendre la douche. Mon guide m'indique que l'eau est froide (en fait pas du tout). Il est journaliste, et fouine, furète en permanence. Nous nous donnons rendez-vous à 20:00 chez Pachón, un café où ils ont déjà mangé avec son fils en arrivant dans l'après-midi. Le repas est sympa, des sardines grillées et des frites, simple mais bon. Antonio a déjà marché sur le Camino francès. Il me conseille sur les dernières étapes, il connaît les auberges et programme en fonction. Il me conseille ainsi d'éviter Melide et de préférer arriver sur le Camino francès par Palas de Rei. Je note ses recommandations. Alejandro a fait des études de marin, il cale alors qu'il ne lui manque que quelques UV à passer. Ça me rappelle quelqu'un.
L’aventure du jour
Dès l'alto del Fresno, je croise de gros camions de gravats. Un chantier dans les parages. Et vite, le chemin officiel est dévié et est indiqué par un fléchage artisanal. Et fait un long détour par des fermes et portions de calzada très belles et/ou très boueuses. Le motif de ce détournement : je le découvre : un chantier d'autoroute. J'apprendrai plus tard qu'il reliera Oviedo à La Espina, village d'au moins mille habitants...
Le détail insolite du jour
Au petit matin alors que j'attends Ginès, un escargot se balade sur la vitre dehors. Plus de batterie dommage.
La photo fleur bleue du jour
Des fleurs roses. Les digitales ne quitteront plus le chemin désormais.
L’humeur du jour
Nous nous perdons avec Ginès. Je suis un peu déçue.
Puis fatiguée, découragée, je rame... l'étape paraît interminaple.
Salas annonce la montagne. Le paysage se tourmente, l'habitat semble plus rude.


Le vocabulaire du jour
Barro : boue.
Le conseil pratique du jour
L'albergue de Salas porte bien son nom. Elle est située au niveau du lit du torrent. Il en existe une privée (récente apparemment) quelques kilomètres plus loin à Bodeyana. Ultreia.