2 mai : Irun - Donostia (San Sebastian)
"Moi, je suis Peau-Rouge, ventre bleu, tête d’or… Je pars, je fous le camp, je prends le maquis, le maquis de l’âme."
Delteil cité par Kenneth White – La route bleue.
Le paysage du jour
Un dernier regard en arrière sur la baie de Txingudy depuis le sanctuaire de Guadalupe.

La rencontre du jour
Quelques kilomètres seulement après avoir quitté Irún : Iosu, (Jésus en basque, c'est pas une blague), un pèlerin en préparation pour un nouveau départ la semaine suivante depuis Burgos. Pèlerin et basque, que demander de mieux pour une initiation au Camino, à Euskal Herria et au txakoly ?
L’aventure du jour
L’hospitalité de Iolanda et Javier.
Dans ma grande naïveté, j’avais décidé de raccourcir l’étape et de chercher un toit à Pasaia Donibane (Pasajes San Juan). J’ai cherché. Longtemps, le temps d’épuiser ma fougue des débuts et de sentir naître mes premières ampoules ! Le temps d’accepter de tenter ma chance à Donostia (San Sebastian), le temps de comprendre qu’un pont de l’ascension, dans une région touristique, il est sage de réserver ! Je me suis donc résignée à prendre le bus, ô sacrilège, et à rejoindre Donostia pas fière ! Et là toutes les pensions étaient complètes, l’auberge appelée le matin m’avait découragée (no reservación, no sitio): que faire ? En arpentant les ruelles du casco viejo, j’aborde de supposés pèlerins qui s’avèrent être des pécheurs : Iolanda et Javier. Il me proposent de dormir dans le garage qui leur sert d’entrepôt de matériel.
Sur la Concha, s’il vous plaît ! Eau du robinet pour faire ma toilette et soigner mes plaies !
Un grand merci à eux !
La photo fleur bleue du jour
Le bucolique port de Pasaia Donibane (avant que les ennuis ne commencent…)
L’expression du jour
L’hospitalero Juanjo me voyant démarrer un peu tard : « Que no quieres andar ?!”
La sagesse du jour
Pèlerin, partout un toit t’attend.
Le conseil pratique du jour
Pèlerin(e), le bus, prends-le le premier jour, après oublies-le (ou ne le prends pas du tout, c'est encore mieux).