13 mai : Liendo - Santoña
Le paysage du jour
L'arrivée sur le vieux bourg de Laredo et les retrouvailles avec l'océan.
Les rencontres du jour
Au sortir du porche d’un monastère, dans Laredo, un couple de sexagénaires m’aborde chaleureusement. L’homme a fait sept fois le Camino, enfin presque. Il n’a pas pu terminer le dernier pour des raisons de santé. Il y retourne bientôt. Encouragements mutuels. Les espagnols disent "el camino engancha".
A l’auberge, un homme hollandais, la cinquantaine. A mon arrivée, avant même que je prenne la douche, il veut me montrer ses photos. Visiblement il a envie de discuter. C’est qu’elles sont belles, mais nombreuses !
L’aventure du jour
La traversée en bâteau depuis la pointe de Laredo jusqu’au port de Santoña, même sans risque, même sans imprévu, fait partie des charmantes petites aventures de ce Camino del Norte.

J’arrive tôt à Santoña, vers les 15h00. Je mange d’abord près du port, puis tente de trouver l’hébergement paroissial (et ainsi en profiter pour visiter Santa Maria del Puerto). En vain, l’accueil est fermé ces jours-là. L’église aussi, normal. Je prends mon temps, il fait lourd. Tellement lourd que le ciel bientôt gronde puis se déchire. J’arrive au pas de course, presque mouillée, à l’auberge municipale. Ouf ! Les tourmentes anthracites sur le port, ses conserveries, sa capitainerie et ses hangars, sont superbes.
Le détail insolite du jour
La plage de Laredo mesure trois kilomètres. L’étape sera courte, je n’aurai plus trop à marcher dans l’après-midi, je décide donc de marcher pieds dans l’eau. Le risque est mesuré ! Limpide, des centaines d’alevins vont et viennent avec ses vaguelettes. Les variations à l’infini du décor dessous mes pieds m’enchante. Un pur plaisir. Doublé par les fraises et cerises que je croque en route.
La photo fleur bleue du jour
Prêle au petit matin.
L’expression du jour
Tranquille, Emile.
Le conseil pratique du jour
Santoña est réputé pour ses conserveries de poisson. Néanmoins, pèlerin, pas besoin d’ouvre-boîtes, en général elles ont des languettes! Allèges ton sac, donnes, renvoies, vides-le au propre. C’est un exercice pour le figuré : aliviar su mochila interior. Un des grands apprentissages du chemin.