2 juin : Grandas de Salime - O Padron

Publié le par Mélanie

 

Le paysage du jour





















































































































































Le col del Acebo, porte bien son nom : genêts et bruyères roses, et éoliennes pour finir les Asturias, bruyères blanches pour entrer en Galicia.

 

Les rencontres du jour

Un cheval. Je ne raffole pas des chevaux, j'en ai peur. La liberté sûrement me fait peur. Celui-là est enchaîné. De l'herbe grasse et fraîche est coupée juste devant son enclos. Je lui en donne. Nous discutons un brin.

Passé l'alto del Acebo, je comptait sur un bar situé près de la route. Il est fermé pour cause de décès dans la famille. [Dans ce coin de l'Espagne, on affiche les avis de décès dans les rues, souvent avec photo du défunt. En ce pays rural et vieillissant, j'en aurais vus plus qu'à mon tour]. Mes provisions épuisées et moi aussi. L'endroit est triste, des travaux sur la route, le temps gris. J'imaginais une entrée en Galicia plus gaie. La joie arrive justement. J'attends là un moment pour reposer quand j'entends des voix. Je prolonge encore mon attente. Les deux gars de la veille à l'albergue débouchent tranquillement du chemin. Je les interroge sur le prochain café, ils comprennent que je leur demande de quoi manger. Je leur demande à marcher avec eux. Nous continuons donc ensemble et parlons de tous les plats que nous détestons, escargots en tête, pour nous couper l'appétit. Nous arrêtons une voiture avec de grands gestes pour lui demander où se trouve le prochain bistrot. Celui-ci, un chevelu l'air sympa nous dit qu'il n'y a rien à des kilomètres à la ronde, et que c'est bien ainsi. Nous poursuivons donc et nous perdons, un kilomètre et demi de plus dans l'estomac. C'est un vieil homme qui nous arrête. J'entends parler le galicien pour la première fois. Sergio lui demande à remplir sa cantimplora. Nous voyons A Fonsagrada de loin, ville blanche perchée sur sa crète. Nous rions beaucoup. En marchant, Sergio m'explique qu'ils marchent car ils en ont fait la promesse à l'apôtre après que sa femme a été gravement malade. Ils ont déjà marché à Nuestra Señora de Covadonga depuis Oviedo, quatre-vingt kilomètres en deux jours. Il est originaire des Picos de Europa, de Cabrales mais vit avec sa famille a Ponferrada où il est infirmier. Carlos l'accompagne, il est d'Oviedo. Ils sont amusants, se taquinent en permanence, sont très tactiles. Oui, nous rions beaucoup.

Le soir à l'albergue d'O Padron, l'hospîtalero est un membre de la Croix Rouge locale. Il parle beaucoup, est très sympa.

 



















































L’aventure du jour

L'auberge est équipée d'une machine à laver mais m'explique-t-il c'est lui qui s'en charge. C'est 3€ la machine et 2€ le séchage. Je propose aux gars de compléter la mienne. Ils acceptent. Au retour du restau, nous nous apercevons qu'il a pris 15€ pour la machine! Je le paye en pensant avancer pour les loulous, ils avaient également payé de leur côté! Et très sympa.

 

Le détail insolite du jour

Peut-être ce banc envahi par le lichen. Ou encore ce toit de lloses couvert de mousses? Vous avez dit humide ? Ou encore ce pèlerin peint sur l'un des murs de l'auberge? Ce "Muchas gracias - Shalom"? la déco de ma piaule ?

 






























































































































































La photo fleur bleue du jour

Le coucher de soleil depuis A Fonsagrada, sur le retour vers O Padron après une pulperia d'enfer, la première.

 

L’humeur du jour

En vaguelettes. Déterminée. Désespérée. Emplie de gratitude. Guillerette.

 


































Le conseil pratique du jour

Programmer de laver son linge en un autre lieu!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




















Publicité

Publié dans Mi Camino dia a dia

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article