10 mai : Bilbao - Pobeña (Muskiz)

Publié le par Mélanie

C’est peut-être ainsi que je finirai moi aussi, tout simplement allongé sur le dos, laissant les choses partir à la dérive. Mais il reste encore un bout de chemin à parcourir. Quelle sorte de chemin ? Spengler (…) parle de trois sortes de voies : la voie classique, qui colle au présent et au proche, la voie romantique qui scrute l’horizon le plus lointain ; et la voie chinoise qui consiste à simplement errer çà et là sans but. Peut-être est-il temps de trouver une sorte de combinaison ? Peut-être allons-nous vers le Nord, vers le Sud, l’Est et l’Ouest afin de trouver les coordonnées de quelque centre nouveau. Peut-être nous faut-il essayer de rétablir une connexion perdue, avant que toutes les divisions ne se soient installées. Peut-être.

Kenneth White – La route bleue






Le paysage du jour est un monument 

Le pont « colgante » transbordeur de Portugalete. Magique !

Le paysage du jour n’est pas la plage de Pobeña, j’ai coupé par Muskiz (l’étape était trop courte) !

 























































































Les rencontres du jour

Quand j’arrive à l’albergue de Pobeña, Peter et Tobias se disputent. J’entends Peter assener au jeune garçon que sa douleur au mollet est imaginaire (en allemand ?). La compassion version aventuriers. Je comprends après coup que Peter est éducateur. Il m’expliquera qu’il est payé pour accompagner Tobias sur le chemin et lui apprendre à vivre hors de son écran digital. C’est son troisième Camino.

Olivier de Charente Maritime (enfin un français de moins de cinquante-cinq ans !) est d’une aisance et d’une souplesse et d’une fluidité relationnelles incroyables. Nous marcherons ensemble le lendemain matin.

Arlette et Thérèse, les bretonnes, les seules que j’entendrai chanter et bien chanter le chant des pèlerins. Une belle énergie, ces dames.

Je retrouve avec plaisir Antonio et les baroudeurs d'EDF.


 

















































































































L’aventure du jour

La fête sur le chemin. Où que j’arrive, c’est fête ! Portugalete, ses danses folks entendues depuis l’autre rive, ses jeux traditionnels, et ses géants mythologiques, chèvres et gnomes coursant les enfants ; Zierbana et ses danses folks, et enfin Pobeña et son repas de fête. Eskerrikasko…

Les 11 km de bidegorri : la meseta du Camino del Norte. Une autre aventure, plus ascétique, celle-ci.

 




































Le détail insolite du jour

« Hay Rabas ». Après les rabatt allemands, les rabas espagnols. C’est charmant !

 

La photo fleur bleue du jour

Danses folk a Zierbana, les filles sont fleurs bleues, les gars un peu moins, très terriens.

 














































L’humeur du jour

La pause a été profitable. Malgré la pluie (je sors la cape pour la première fois tout le matin), et malgré le caractère industriel des paysages, je jubile. Décidément, j’aime les ports, le métal rouillé, les grues.

 














































L’expression du jour

« Ultreia et suseia », 
Plus loin, plus haut, aides-nous Seigneur.

 

Le conseil pratique du jour

Pèlerin, arriver à Portugalete par le puente colgante vaut la peine. Suis donc la rive droite du rio Nervion en passant le puente Eskalduna (le tracé officiel passe par la rive gauche). Dès la sortie du pont, prends bien garde à passer à droite du canal parallèle au fleuve (à gauche, tu suivrais le fleuve, mais c’est une péninsule sans issue).

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Publié dans Mi Camino dia a dia

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