19 mai : San Vicente - Colombres
Le paysage du jour
La sortie de San Vicente entre méandres, et marais. Magnifique (bon OK, c'est pas le cas de la photo)!

La rencontre du jour
Michel et Carmelo à Unquera alors que le distributeur refuse de me vendre du liquide, puis de l’autre coté du pont, à l’entrée en Asturies. Ils sont gardois, de Rémoulins. Des voisins en somme. On a (presque) le même accang (m‘fin le leur est pire !). Ce qui nous sépare maintenant : les cocos sont des pros. Ils doivent aussi faire de la montagne. Ils ont marché sur le Camino Francès bien sûr, mais aussi, celui de la Plata, le portugais… Par contre, ils me surprennent : ils les commencent souvent sans les finir. Entament un tronçon, retournent finir le Camino précédent commencé l’an passé… étrange méthode !
Marie-Josée à la sortie du pont d’Unquera. Elle cherche sa compagne de route, Marie-Antoinette. Pas vue. Marie-Josée marche depuis la France, je ne sais plus si Le Puy ou Vezelay. Elle vit et travaille à la Baule. Nous retrouverons Marie-Antoinette qui nous avait précédés à Colombres. Elle souffre d’ampoules. Au café, elle les surélève pour leur épargner le contact du sol.
Christian un autre français [ce soir c’est simple, dans notre dortoir, il n’y a que des français. Ô désespoir.]. Il est parti de Paris, de la tour Saint-Jacques, le lundi de Pâques. Chapeau bas.
Alors que l’on croyais l’albergue complète, deux jeunes autrichiens, dont je n’ai pas retenu les prénoms, s’installent dans le dortoir d’à côté. Puis arrive Felix qui s’est rendu en bus à Santo Toribio, un monastère dans les Picos de Europa où l’un des plus grands morceaux de la croix du Christ serait exposé.
Dans Colombres, une allemande, sola y loca comme moi, Regina, elle part chercher le gymnase moins onéreux.


L’aventure du jour
Une fois propre, et l’apéro terminé, je me rends à la casa de cultura de Colombres pour y visiter une expo photos conseillée par Carmelo. La lumière est belle, les façades aussi. A mon tour de photographier cette bourgade colorée. Un bougainvillier fuschia m’appelle. Je m’approche, m’avance, encore un peu, zoome. Trop, pas assez… Soudain sous mes pieds, un chien hurle. Bond en arrière. J’étais un peu saoule, ça va mieux on dirait…
Le détail insolite du jour
Nous dormons dans une maison bleue, accrochée à la colline. On y vient à pieds. Ceux qui vivent là ont jeté la clef… C’est que cette partie de la côte océane à eu de nombreux contacts avec le nouveau monde. Le style colonial comme un boomerang en est revenu.
(Et on aperçoit aussi la neige au loin sur les Picos de Europa).
La photo fleur bleue du jour
Aaahh Asturias, douce région où les rosiers poussent comme ailleurs les ronces.
L’humeur du jour
Je marche avec Marc et Christine. Enfin avec beaucoup de passages seule : j’aime à me laisser décrocher. Nous nous attendons mutuellement. Départs et retrouvailles à répétition. Je crains un peu de m’installer dans ce confort. Etre avec eux sans vraiment l’être est aisé. Je me lasse. Ils sont arrivés à un moment où je m’épuisais physiquement mais aussi de solitude. Et je suis heureuse de les avoir rencontrés. Mais je sens petit à petit qu’il me faut les quitter. L’apéro entre français, puis le repas pris tous ensemble (francophones et germanophones cette fois), bien que frugal, sont extrêmement gratifiants et nourrissants. L'entrée en Asturies est encourageante (plus que 427,3 km a Santiago). La température de la douche résume parfaitement cette fin de journée : calorosa !

Le conseil pratique du jour
Pèlerin(e). Angel a raison : on s’en c... !

